Si je vous dit musique
et que vous me répondez Argentine
vous trouverez dans nos prestations
qui ensauvagent l’atlantique
l’écho troublant d’un soleil rond
posé sur le faîte du portique
qui ouvre le miel des étendues salines

Si quand je chante l’amour
vous retrouvez Buenos Aires
c’est que j’ai gagné le pari des saisons
qui par nécessité se renouvellent
comme les chansons entêtées
après s’être perdues au détour
des quatre coins de la terre

Si c’est à Toulouse que je meurs
c’est une montagne qui ma vu naître
comme naquirent les sambas solitaires
sur l’illusion d’un leurre
le long des fondrières
et jusqu’au ciel des maisons
dans la modestie de nos êtres

Si les frondaisons printanières
risquent leur peau au seuil des hivers
vous serez comme le disait Néruda
« la pierre dans ma fronde »
l’élan nécessaire à mes obsessions
de trouver dans mes frères
la force et la raison de faire durer le monde

Si je chante devant vous ce soir
aimée de ces beaux musiciens
si je pleure Cordoba, si je traîne une douleur
c’est pour vous crier ce pour quoi je vis
pour que nous partagions l’espoir
laissez-moi vous présenter les miens
Notre nom est Cuarteto Tafi

écrit par Thierry GUENEZ

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